Atlas des paysages du Morbihan

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La plaine de Muzillac

Un arrière-pays de sites cotiers remarquables à redécouvrir pour ses belles ambiances

La plaine de Muzillac fait partie de l’ensemble de paysages de l’Armor morbihannais.


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Carte de l’unité de paysage de la plaine de Muzillac

 Images, limites et voisinages


La plaine de Muzillac forme l’arrière-pays d’un ensemble particulièrement sublime de sites côtiers emblématiques : les franges de la ville de Vannes et les marais de Sené, les rebords du golfe du Morbihan, la presqu’île de Rhuys coté ouest et la côte de Damgan à Penestin, la vallée de la Vilaine au sud. Ces sites particulièrement attractifs autour de la plaine concurrencent fortement la notoriété de ses propres paysages, pourtant d’une grande qualité.

 Composantes, perceptions, valeurs et sensibilités


Un paysage d’une grande lisibilité
La plaine de Muzillac offre des ambiances très agréables. Des micro-reliefs, principalement en partie haute de la plaine, donnent des possibilités de vues lointaines, souvent favorisées par de remarquables ouvertures liées à une faible densité des composantes. Toutefois, la présence du bocage est notable, particulièrement autour de Muzillac, mais ses effets de transparence n’entravent pas les possibilités de continuités visuelles. Au contraire, les lignes de bocage, mais aussi parfois des alignements d’arbres, des bouquets de pins ou des arbres isolés cadrent des vues, organisent des perspectives et apportent de la profondeur au paysage de la plaine, en relation avec les parcelles cultivées.

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Theix
Une continuité de paysage entre terre et mer, à l’horizon.
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Surzur
La profondeur des ouvertures cultivées guide le regard jusqu’à l’horizon des reliefs des Landes de Lanvaux.

Les ambiances contrastées animent les parcours dans la plaine. Des séquences de routes sinueuses aux abords bocagers et boisés alternent avec d’autres, plus ouvertes et cultivées.

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Surzur
Une séquence de route à l’ambiance boisée et, au bout de la perspective, la lumière des ouvertures cultivées.

A une échelle moindre que le golfe du Morbihan ou la ria d’Etel, les petites mers intérieures marquent cependant de leurs ambiances les parties littorales de la plaine : rivière de Penerf, marais de Billiers…

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Billiers
La plaine ouverte se marie aux dégagements du marais, créant une superbe union de paysages de terre et de mer.

Des effets d’étalement urbain qui pénalisent les paysages
La proximité des sites côtiers a fortement influencé le développement rapide de lotissements pavillonnaires autour des bourgs de la plaine. A Theix, Surzur, Muzillac, Noyal-Muzillac, l’étalement est sensible et le front bâti des maisons individuelles constitue souvent le premier élément visible en entrée de village.
De la même façon, le phénomène se répète le long des principaux axes routiers qui voient le développement de vastes zones d’activités et de commerces.
Les bourgs se dilatent hors de leurs "limites naturelles" et perdent de leur lisibilité. Leurs sites originaux d’implantation sont divers : le ruisseau de Guernec à Lauzach, les marais de Pont-Chaland à Muzillac, les marais salants à Ambon, ou encore un haut de butte pour Surzur.
Lors des développements urbains récents, ces sites d’accroche à la charpente naturelle ont été la plupart du temps ignorés, et l’attention s’est davantage focalisée sur les axes majeurs de circulation qui conditionnent pour partie la vitalité économique des territoires.

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Theix
Des effets immédiats de dispersion de l’habitat pavillonnaire récent au centre de prairies de pâtures : chaque objet s’interposant entre l’observateur et le premier plan induit un impact visuel très important.

 Enjeux et pistes d’actions


Conserver les ouvertures et leurs horizons
Il est nécessaire de porter une attention particulière au développement de nouveaux lotissements, en évitant des implantations pénalisantes pour les paysages et, de la même manière, éviter les boisements spontanés qui peuvent boucher certaines vues.

Retrouver des liens d’accroche à la charpente naturelle
La plupart des villages de la plaine se sont initialement accrochés à un élément marquant de la charpente naturelle ; il s’agit de retrouver le lien avec ces éléments de nature : positions de belvédère à Surzur, réseau de promenade en relation avec les marais à Ambon ou Muzillac, parcours de berge le long des ruisseaux de Pont-Noyal et de Pont-Pily depuis le cœur de Noyal-Muzillac.

Poursuivre l’élaboration d’un réseau cyclable reliant les principaux villages de la plaine
Des parcours existent mais restent aujourd’hui condensés sur le linéaire côtier. Il serait bon de poursuivre l’aménagement de pistes cyclables, en parrallèle aux routes existantes, afin de connecter les villages de la plaine aux sites plus attractifs du littoral. Par exemple, Theix est un départ de piste cyclable pour le "Tour du Golfe" ; il serait intéressant de compléter ce parcours en direction de Muzillac et autour des marais.


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